[Val d'Europe] L'agglomération contrainte de reverser de l'argent à l'Etat

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[Val d'Europe] L'agglomération contrainte de reverser de l'argent à l'Etat

Message par guillaume.aleph le Mer 21 Sep 2016 - 20:05

Deux articles du Parisien, un localisé sur Val d'Europe, un plus général, pour décrire "l'effort de redressement des dépenses publics".

Le budget de plusieurs communes jugées opulentes est ponctionné par Bercy pour renflouer les caisses de l'Etat.

Val-d'Europe : « On a passé le cap de l'indécence »

638 699 € en moins dans ses recettes fiscales. La communauté d'agglomération du Val-d'Europe, qui accueille sur son territoire Disneyland Paris et une gare TGV, paie le plus lourd tribut de la Seine-et-Marne. « On a passé le cap de l'indécence », fulmine son président, Arnaud de Belenet (UDI). « Certes le Val-d'Europe, dans le cadre de l'opération d'intérêt national, perçoit plus d'argent que d'autres collectivités. Mais on nous demande également d'accueillir plus d'habitants, notamment des populations jeunes, et donc d'investir massivement dans la construction d'équipements publics. Tout le monde croit que le Val-d'Europe est riche, mais dans cette affaire, l'Etat confond chiffre d'affaires et bénéfices », tranche l'élu.

« Ce n'est pas bon pour l'emploi »

Le tour de vis réclamé par l'Etat au nom de « l'effort de redressement des finances publiques », touche particulièrement le plus grand département d'Ile-de-France, à l'est de Paris. Sur les 38,2 M€ au niveau national, sept communes et cinq intercommunalités contribuent à hauteur de 1,8 M€, soit 4,7 %. « Au moment où l'Etat se décharge de plus en plus de ses responsabilités sur les collectivités, on nous ponctionne encore de 180 000 € », regrette Alain Aubry (LR), le maire du Mesnil-Amelot, touché par cet arrêté.


Tout comme son voisin de Compans, Joël Marion (PCF), lui à hauteur de 79 720 € : « On met les collectivités à la diète pour boucher les déficits publics. Mais ce sont nos marges d'investissement qui sont atteintes, ce qui n'est pas bon pour l'emploi. »

Et dans certains cas, l'addition est présentée au mauvais moment. Pourtant durement touchées par les inondations de mai et reconnues en état de catastrophe naturelle, les communes de Bagneaux-sur-Loing (8 007 €) et Villiers-en-Bière (12 257 €) doivent aussi mettre la main à la poche. Les sommes sont minimes mais, vu les circonstances, nul doute que les élus auraient su comment les dépenser.

Comment l'Etat racle les fonds de tiroir des communes

Imaginez la scène. Pour sauver son entreprise, un patron impose à ses employés une baisse de salaire. Comme la situation ne s'améliore pas, il renouvelle ce tour de vis, l'amplifie pendant plusieurs années... jusqu'à réclamer de l'argent à ses salariés ! Impensable ? C'est pourtant, peu ou prou, ce que fait vivre l'Etat à 167 maires et 174 présidents d'intercommunalité. Non seulement, au nom de la réduction des déficits publics, on ne leur verse plus aucune subvention — les dotations — mais, désormais, ces collectivités sont même priées de mettre la main à la poche pour alimenter les caisses de Bercy.

Alors, certes, au regard du déficit public (77 MdsEUR), les sommes en jeu sont mineures : 38 M€ directement ponctionnés sur les impôts locaux. Mais le symbole est marquant, la logique s'inverse : l'Etat ne donne plus aux communes, il leur prend. Luberon, Saint-Tropez, Rungis, Flamanville, Porcheville, Roissy... En plein été, le ministère des Finances a publié dans le « Journal officiel » la liste de ces collectivités qui lui doivent de l'argent.



Pourquoi leur réserve-t-on ce traitement spécial ? Parce qu'elles sont, justement, pour la plupart d'entre elles, hors norme. Grâce à une population plutôt aisée ou à la présence de grandes industries sur leur territoire, elles sont, selon le gouvernement, opulentes.

6 Mds€ de baisse de dotations

Riches et peu peuplées, elles n'ont donc, aujourd'hui, plus ou presque plus d'aides de l'Etat. Or, le gouvernement a prévu 6 Mds€ de baisse de dotation pour les communes et communautés de communes, diminution étalée sur 2015, 2016 et 2017.

Comment continuer à baisser les subventions à celles qui n'en touchent déjà plus ? En les faisant payer. La boucle est bouclée. « Cette mesure a fait débat entre les maires », reconnaît Philippe Laurent (UDI), maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF). Comme lui, nombre d'élus locaux en sont pourtant arrivés à la conclusion que cette mesure baroque introduit de la « justice » entre elles. Comme l'explique un porte-parole de France urbaine, une association de grandes villes : « Sans ce système, ces collectivités ne contribueraient plus aux économies réclamées par l'Etat quand d'autres, plus pauvres, mais qui ont encore des dotations, poursuivraient les efforts financiers ! »
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Re: [Val d'Europe] L'agglomération contrainte de reverser de l'argent à l'Etat

Message par valdeuropeen le Mer 21 Sep 2016 - 22:15

Oui c est juste hallucinant.A mon avis ça risque de crier. J'attends de voir si ça va réellement se faire.
Mais bon, pour une fois, on a parlé de Val d Europe en tant que commune il y a 3 jours au JT de France 2.

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