[WDW] Disney, le Visa H-1B (et ses dérives?)

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[WDW] Disney, le Visa H-1B (et ses dérives?)

Message par guillaume.aleph le Sam 30 Jan 2016 - 14:37



Reporté par le NYTimes, Leo Perrero et Dena Moore, deux anciens salariés attaquent Disney après leurs licenciements.

Ils accusent la société de les remplacer par de la main d'œuvre sous Visa H-1B (personnel très qualifié, donc moins payé)…

La nouvelle en français dans le Monde

Compétences au rabais au Disney World d’Orlando

Pour Leo Perrero et Dena Moore, le monde merveilleux de Disney s’est soudainement transformé en cauchemar. Il y a un an, ces deux experts en informatique ont été victimes d’un plan de restructuration de 250 personnes au parc Disney World d’Orlando (Floride). Au traumatisme lié à la perte de leur emploi s’est ajoutée l’humiliation : les derniers mois de leur contrat ont été passés à former leur remplaçant. Dans chacun des deux cas, il s’agissait de salariés indiens, bénéficiant d’un visa temporaire dit « H-1B ».

Généralement, celui-ci est délivré à des travailleurs étrangers à haute compétence dans le domaine scientifique ou informatique lorsqu’une entreprise n’arrive pas à recruter un Américain. Le procédé est très en vogue, notamment dans la Silicon Valley. Chaque année, 85 000 « H-1B » sont accordés.

Sauf que, dans le cas de Disney, Leo Perrero et Dena Moore ont le sentiment de s’être fait remplacer poste pour poste par des salariés moins bien payés. Ils accusent l’entreprise d’avoir détourné la procédure d’obtention de visa pour réduire sa masse salariale et, comme l’a révélé le New York Times, ont décidé de l’attaquer devant la Cour fédérale de Tampa. Les deux sociétés de services informatiques qui lui ont fourni la main-d’œuvre, HCL et Cognizant, sont également citées à comparaître.

Intense lobbying des géants du Net

Même s’il s’agit ici d’une première judiciaire pour les Etats-Unis, la vigilance des autorités du pays n’a cessé de s’accentuer. Le ministère du travail a ainsi ouvert plusieurs enquêtes chez Disney, mais aussi chez Southern California Edison, une compagnie d’électricité qui est également soupçonnée de remplacer certains salariés à bon compte grâce au « H-1B ».
Disney se défend d’avoir contourné la loi, soulignant que, sur les 250 personnes remerciées, 95 avaient retrouvé un autre poste dans le groupe. Mais, alors que le thème de l’immigration est au cœur de la campagne présidentielle américaine, le Congrès s’est saisi de la question.

D’abord, en décembre 2015, les frais facturés aux entreprises souhaitant accueillir des salariés sous ce type de visa ont été doublés à 4 000 dollars (3 665 euros). Ensuite, Ted Cruz, sénateur du Texas et l’un des candidats à l’investiture républicaine, a proposé une loi pour porter le salaire minimum annuel d’un bénéficiaire d’un « H-1B » à 110 000 dollars pour ôter tout effet d’aubaine aux entreprises tentées de réduire leurs coûts salariaux.
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guillaume.aleph
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